Amour fraternel

10 heures de route et pourtant, un besoin d’écrire. Indescriptible. Un message reçu auquel je n’ai pas vraiment pris le temps de répondre, des heures à penser à « comment répondre », et pourtant rien, pas d’inspiration… et pourtant, trop de choses à dire, je me devais d’écrire un billet.

Je parle rarement de mes proches, c’est vrai, je ne désire pas les mêler à ma vie virtuelle. Parce qu’au final c’est « marrant » de voir un membre de sa famille avoir un blog (tu sais le genre de skyblog que tu ouvres à 14 ans), de se dire « lui il est un peu geek », sans vraiment savoir de quoi ce « truc » parle, ni même à quoi il peut servir. Oui, je ne ramène donc pas mes amis voir ce blog. Très peu de personnes savent d’ailleurs que je suis « blogueur ». Seuls quelques « privilégiés » je dirais en rigolant, mais en fait… seules les personnes qui ne me jugent pas viennent par ici.

Aujourd’hui, je veux vous parler d’une personne, aussi belle à l’intérieur qu’à l’extérieur. Suivez moi.

Depuis ma naissance elle m’accompagne, elle n’est jamais bien loin, et pourtant 12 printemps nous séparent. Des années à la voir grandir. J’étais si petit et pourtant je me prenais à rêver en écoutant ses mélodies au piano. Elle en passait du temps à tapoter sur ces petites touches, et ces sons résonnaient dans toute la maison. Intriguant tout ça du haut de mes 3 ans. Et pourtant j’écoutais encore et encore. J’ai peu de souvenirs de ma tendre jeunesse mais ces mélodies, dès que je les entends, je pense à elle. Si je devais en choisir une au hasard…

Des milliers de souvenirs se cognent dans ma tête quand je pense à elle. Comme une journée de jeux avec mon frère et elle, la veille du jour ou elle entrerait au conservatoire de Bordeaux et une séance photo en famille pour immortaliser ce jour, (pas besoin de photos toutes ces images sont bien dans ma tête). Ou encore un simple coup de téléphone, le jour ou la loi sur le permis à point passait, elle venait d’obtenir son permis. Ou bien une soirée où elle devait me garder et me força à manger des oeufs (que je détestaient à l’époque), jusqu’au point de me faire vomir !  Des détails insignifiants hein. Bref à travers ces moments je me souviens où j’habitais (pas mal déménagé) voir même les détails des lieux. J’aime me souvenir de ces moments.

Vu l’écart d’âge, elle quitta « trop tôt » la maison, du coup je ne passais pas énormément de temps avec elle, appréciant les vacances qu’elle venait passer à la maison familiale.  Par la suite, chacun vivait sa vie, les enfants, les couples, évoluant un peu, beaucoup, à distance. Mariée à un  militaire, elle irait parcourir la France, voir même plus ! Et forcément, on ne se rapprochait pas.

Un jour elle m’a fait un super cadeau, que j’espérais tellement. Je me retrouvais parrain d’une petite tête blonde, qui aujourd’hui grandit bien vite.

Au final, je me rendais compte qu’elle était jamais bien loin. Toujours à prendre des nouvelles sans empiéter sur ma vie privée, à conseiller lorsque j’en avais besoin mais surtout à écouter. Oui juste écouter. C’est ça finalement être là l’un pour l’autre.

Je sais qu’en ce moment tout n’est pas simple pour elle. Mais je n’ose pas demander ce qui ne va pas. Bah non, toujours l’impression d’être un « gamin » face à elle. Et les problèmes de grands ça ne regarde pas un gamin. Mais en fait… si… je devrais.

Elle me dit souvent qu’elle m’aime, et moi je lui répond parfois. C’est pas facile par chez moi de lâcher ce mot, je ne sais pas si on a vraiment appris à le dire aux membres de sa famille. Donc aujourd’hui je voulais juste te dire : JE T’AIME ma soeur, et j’espère pouvoir te serrer bientôt dans mes bras.

 

PS : Tout est un peu fouilli mais j’ai tellement de choses à dire, je ne sais comment le mettre en forme, je m’en excuse.
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Juin05

14 réponses à “Amour fraternel”

  1. C’est miiiiignon!C’est trop bien les grandes soeurs!!!!= )

  2. La grande soeur, ici, c’est moi (13 ans d’écart) et ce post, et bien… Il m’a fait verser ma petite larme matinale !

  3. Je ne connais pas ce lien étant fille unique, mais je trouve ça très beau….♥

  4. Wow, les larmes me sont montées aux yeux !
    Je ne pourrai pas me passer de mon frère et de ma soeur (on a moins d’écart tous les 3) malgré les bagarres, les disputes… On s’aime et on ne se le dira jamais. On ne sait pas se le dire.
    Trop émouvant !!

  5. C’est très beau ce que tu écris là! Il faut apprendre à nos enfants à dire « je t’aime » facilement, c’est tellement chouette de pouvoir se le dire!

  6. lilian brf dit:
    06/06/2012 à 08:22

    C’est très joli 🙂 je comprends tout à fait cette « distance » dû au grand écart d’âge, on a beau grandir, et vieillir, l’écart est toujours là, mais peu importe, les liens du sang sont là 🙂

  7. "Flo sister " dit:
    06/06/2012 à 10:55

    Merci de te lire, merci de laisser du coeur dans chaque mot. Je t aime

    ps: la lettre à Elise pfffffff !!!!!

  8. Karine dit:
    07/06/2012 à 09:51

    Comment dire? Juste bravo d’avoir écrit! Elle le mérite, et sait apprécier… Nous sommes « soeurs » à notre manière, et tu sais à quel point je l’aime mais la « pudeur familiale » en moins, nous permet de nous le dire plus facilement! Je crois qu’elle n’a jamais douté de ton amour pour elle car tu lui as montré de bien des façons, mais ça reste important de se l’entendre dire! Aujourd’hui c’est fait , d’une très jolie façon, à un moment où elle en a besoin. Alors, Merci pour elle… Bisous à toi et à ta marmotte!

  9. Merci à tout le monde pour vos messages et plus particulièrement à Karine et ma soeur. Ca me fait vraiment plaisir.

    Karine et Flo on se voit pour un mojito cet été ?! 😉 Bisous

  10. C’est marrant, moi aussi je suis une « grande soeur » mon frère étant de douze ans plus jeune que moi…J’adorerais pouvoir lire de mon frère la même chose que ce que tu écris. Je suis sûre que ta soeur a dû être très touchée !

  11. Brige dit:
    27/06/2012 à 11:25

    Mon frère a aussi 12 ans d’écart avec moi, mais ici, c’est moi la plus jeune et la pianiste. Elise est le 2ème prénom de ma fille grace à Beethoven…C’est une belle déclaration. Je partage l’idée que les souvenirs se mêlent à des mélodies, des odeurs, tout ce que le corps imprime et que l’inconscient nous renvoie. Elle en a de la chance ta soeur, de t’avoir comme petit frère…

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