J’ai jamais su dire non

Warning : Dans ce billet vous trouverez du jeparledemavieetpuiscesttout.

Aujourd’hui je vous dévoile une de mes défaillances. Ce petit souci qui fait qu’il vous sera impossible de refuser une platrée d’épinards, une tare abjecte qui vous fera faire des concessions pour le bonheur d’autrui, une carence de courage qui fera que vous vous ferez marcher sur la gueule mais toujours avec le sourire, cette imperfection qui fait que votre vie est dirigée par les volontés des autres.

Non, aux amis / la famille !

Pour commencer soft, on va faire un petit listing des requêtes classiques :
– Tu viens aux 98 ans de Tatie Germaine ?
<= Un non aurait pour conséquence de parler d’une probable impossibilité de fêter ses 99 ans.
– Tu peux aller chercher ton cousin, puis Ghislaine, les déposer chez les grands-parents puis aller acheter des fleurs ?
<= Un non aurait pour conséquence de parler de toutes les choses que l’on fait pour moi gratuitement alors « tu nous dois bien ça ».
– Tu peux réparer mon ordinateur, et… un détail, je ne suis là que ce-soir ?
<= Un non imposerait d’expliquer qu’à la base je fais des sites internet, et non de la réparation de matériel. Mais ce NON serait pourtant pratique et éviterait la suivante :
– J’ai un pote qui a dit à un cousin que je connaissais un mec qui réparait des ordinateurs, t’es d’accord hein, je me suis engagé !
<= Vous n’allez pas me croire, j’ai vraiment eu ce cas et pour la peine j’ai dit « non ». Mon premier NON il y a peu. *Fierté*
– Tu peux venir me chercher pour m’emmener faire des courses.
<= Un non aurait pour conséquence de parler du fait qu’il serait temps d’avoir son permis de conduire.
– On se fait une bouffe chez toi demain ?
<= Un non aurait pour conséquence une incompréhension pure et simple…

Non à la Future-Ex-Femme !

Pour elle, j’étais le mari parfait, autrement nommé « le bon pigeon ». Jamais chiant, bon d’accord, presque jamais, réalisant toutes les tâches ingrates du quotidien qu’elle ne désirait pas réaliser, je tentais le plus souvent de faire tout ce qu’elle n’aimait pas. Pourquoi ?

Un exemple :
« Mon chéri, peux-tu passer le balais, s’il te plait ?
– Rooo, mais tu sais que j’aime pas du tout faire ça.   <= Remarquez que je n’ai pas dit non.
– Et moi tu crois que j’aime ? Je me tape la serpillère, le repassage, faire les courses et… blablabla » <= Engueulade.

Par la suite je faisais donc plus cours :
« Passe le balais ?  <= Remarquez que, par la suite, la politesse avait disparu également.
– Pffff, d’accord. » <= Râler mais au final la tâche est exécutée.

Le principal souci avec cette relation c’est que tout est devenu comme ça, du moins beaucoup trop de choses. Toutes les tâches concernant marmotte que madame savait faire mais si elle pouvait déléguer…, puis les courses qu’on allait faire le soir après mon boulot parce que « seule c’est pas drôle ». Mais tout ceci sera sans doute relaté dans un prochain article spécialement dédicacé à FEF.

Non à ma marmotte !

Bizarrement, elle est la seule à qui je tiens tête. Et je m’y tiens le plus souvent possible. Palucubezhay C’est une obligation à cet âge-là sinon on se laisse vite bouffer. Et je peux vous dire qu’elle tente pourtant.
Pour exemple, je prendrais donc le cas qui nous vient tous en tête :  Le  magasin, bien que ma petite marmotte ne demande pas grand chose, quand elle a une idée en tête…

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Merci à mon ami Chewi (un autre Papa-Cool) pour l’illustration

Et alors ?

Le but de ne jamais dire non est de contenter un maximum de monde pour être apprécié. Le souci étant quand FEF s’oppose à la famille ou aux amis… dans ce cas précis NOUS, les handicapés du NON, sommes obligés de prendre partie, de s’engager… d’avoir des « Balls ». Un jour j’y arriverai

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Pour ceux qui sont dans le même cas que moi, je vous propose une web-série qui est vraiment sympa sur le sujet et qui se nomme… attention… « J’ai jamais su dire non ! »

Pour voir toutes les vidéos de la web-série : C’est ici
Pour voir toutes les vidéos de l’éditeur Frenchnerd : C’est ici

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Août03

11 réponses à “J’ai jamais su dire non”

  1. Vive les papas poules ! Euh papas cools ! Pardon, coule…
    Enfin, VIVE LES PAPAS !!!………………………(et les mamans bien sûr ^^)

  2. ah tiens ton dialogue avec FEF me fait penser à un livre lu cet été. « un couple ordinaire » de Isabelle Minière. je te le recommande ça fait réfléchir
    le résumé sur le net se limite à un seul aspect mais ça parle aussi de plein de choses, relation de force dans le couple mais aussi entre la mère pas cool avec sa fille

    • Merci Clarisse, je commande donc ce bouquin et je te dirai ce que j’en pense. Mais question relations de force, je suis un expert !! ^^ (le côté relation mère fille m’intéresse énormément).
      A bientôt

  3. Sympa cet article ^^

    Tout comme toi je n’ai jamais su dire non… jusqu’à ce que Mademoiselle tombe enceinte. Transformation ! Un espèce d’instinct protecteur sorti de nulle part me pousse maintenant à dire « non » ou à m’imposer quand il s’agit du futur bébé ou de Mademoiselle (quand personne ne lui laisse une place assise, quand des biatchs profitent des caisses prio, quand on me refuse un rendez-vous médical pour elle…)…

    C’est surement la même chose pour toi et ta fille ^^ tu arrives à lui dire non car c’est bien pour elle et son développement qu’elle comprenne les limites, qu’elle s’y heurte, et du même coup, se forge sa personnalité et sa confiance en elle 🙂 (et pour toi, qui est donc quelqu’un qu’elle écoute et respecte, car le fait de s’imposer est instinctivement pour elle égal au fait que tu puisse la protéger en cas de danger)

    Au passage, merci Clarisse pour le livre, je file me le trouver 🙂

  4. Oh la vache, que j’aime ce que je viens de lire. D’une part j’ai beaucoup ri aux explications du pourquoi tu ne peux pas dire non avec une nette préférence pour les 98 ans et d’autre part je me reconnais dans cette incapacité à dire non !

    Une petite séance de blogothérapie nous ferait beaucoup de bien !

    • Je viens tout juste de lire ton commentaire… oui je fais mon Papa-Coule qui n’a pas une seconde à lui…
      Merci beaucoup Fée Passie ! Pour la blogothérapie il va falloir que je m’y replonge un peu plus sérieusement, ça fait un bien fou oui.
      A bientôt !

  5. […] la tête haute. Et qui un jour change, il s’ouvre de nouveaux aux autres, il apprend à dire non (lien avec mon billet à ce sujet) pour pouvoir vivre […]

  6. Hello,
    Je tombe sur ton blog par hasard, j’ai tout lu (en même temps, y’a même pas 10 billets).
    Bref, je ne vais pas te dire que j’ai adoré etc, ce n’est pas le cas. J’aime bien ton style, et surtout celui de ce billet en particulier, j’ai mis beaucoup de temps à apprendre à dire « non », donc je me suis reconnue un peu.
    Par contre, je n’aime pas la façon dont tu parles de ton ex-femme… Là tu parles du balai, tu balances un exemple hors contexte, et de là où je me trouve, j’ai tendance à prendre parti pour elle… Idem pour « la meilleure amie »… Je veux dire, personne n’aime faire les taches ménagères, faut bien s’y coller…. Et c’est pas dramatique de passer le balai. Enfin, je n’ai pas du comprendre ton exemple (et je n’arrve pas à exprimer ma pensée)

    Je suis moi-même divorcée. J’ai quitté mon mari et il a abandonné notre fille peu de temps après. Je l’ai détesté, haïs même, j’ai souhaité sa mort, mais je n’en ai jamais fait étalage…
    Aujourd’hui, je ne le connais plus, et même si je ne comprendrai jamais ses choix, je le respecte, même s’il me semblait être de la pire espèce qui soit, parce qu’il m’a quand même offert une magnifique petite fille, parce que je l’ai aimé à en crever, et il ne devait pas avoir que des défauts pour que j’en arrive là.
    Bref, ça me gêne de lire tes états d’âme ausi tranchés sur ton ex-femme. La rupture est sans doute récente et tu ne l’as pas « digéré », mais un blog, c’est public, elle pourrait se reconnaitre un jour et en souffrir…
    Et ce n’est pas très respectueux pour celle qui a mis au monde ta fille, même si à côté de àa, c’est la pire pétasse qui soit…
    Et puis tu n’es pas obligée de t’abaisser à son niveau.

    Bref, désolée pour ce premier commentaire pas forcément agréable. Tu vas me dire « si t’aimes pas, passes ton chemin », mais un blog, c’est public, et l’intérêt est que chacun puisse donner son point de vue, c’est aussi ce qui fait réflechir et avancer (à mon sens, du moins).

    Par ailleurs, comme je t’ai dis, j’aime bien le ton de ton blog et j’ai un profond respect pour ton statut de parent célibataire. J’ai élevé ma première fille seule pendant 6 ans, ça demande une énergie folle! 🙂

    • Déjà, merci, c’est un honneur d’avoir le ressenti d’une blogueuse de ton rang (tu as du vécu sur la blogosphère) sur mon petit blog tout beau, tout neuf. Et puis entendre que tu « aimes mon style » (alors que même moi je trouve avoir du mal à trouver un style) ça fait plaisir.

      Je peux comprendre ce que tu dis, surtout que je ne la « déteste » pas vraiment. Je m’entend bien au jour d’aujourd’hui avec elle mais j’ai aussi « besoin de ça » pour ne pas me laisser tenter à la reprendre. Je sais que de parler de « besoin » n’est pas bon, vu qu’il est vrai elle pourrait un jour se sentir touché par ça… je ne sais pas bien comment l’exprimer. Disons que je lui en veux beaucoup d’avoir fait ce qu’elle à fait par rapport à la petite. Elle m’a laissé une première fois seul, sans me dire où elle partait, ni combien de temps… puis quelques mois après, elle avait repris contact, me promettant d’avoir changé et de vouloir notre bien, je lui avais demandé de revenir. Bref… deux mois ont passé et elle est reparti de nouveau. De mon côté, même si je l’avais en travers, je me suis dis que c’était prévisible… par contre pour la petite c’était vraiment très dur. Du coup je pense lui en à cause de ça mais tu as raison, je ne devrais pas… J’ai juste sans doute peur qu’elle arrive de nouveau à me convaincre…

      Pour tout ce qui est ménage et tout, je sais bien que personne n’aime et je me suis peut être mal exprimé. Mais j’en étais réellement arrivé à un point ou je faisais tout à la maison. Et ce que je ne faisais pas, genre le repassage, n’était pas fait non plus par elle… Du coup c’était un peu dur de bosser + gérer la petite + la maison… ca je l’ai en travers.

      Je ne dis pas que je ne l’ai pas aimé, au contraire, et sans doute bien plus que je n’aurai du le faire. Comme je lui ai dis, le jour ou j’ai voulu d’un enfant c’est que pour moi on resterai « toujours » ensemble. C’était clair pour moi, sinon je n’aurai jamais accepté. L’éducation que j’ai reçu me faisant aller dans ce sens là.

      Je n’effacerai pas ton commentaire, non, il est constructif et soulève un point important je pense. Je tenterai de modérer mes propos par la suite 😉

      En tout cas encore merci, c’est un honneur de te voir par ici 🙂

  7. Trackback…

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