Classé dans Daddy Cool, Marmotte & Moi
Je pars ici d’un constat simple. De plus en plus de couples, souvent parents d’un seul enfant de moins de trois ans se séparent / divorcent. Pourquoi ? Essayons d’éclaircir ça ensemble et d’y trouver des solutions.
Je vous livre ici une part de moi, une part qui m’a emmené à changer de vie.
Si vous venez depuis le billet de ma Lady (ICI), mon analyse se veut plus générale et ne s’arrête pas à nos expériences.
Par les mots qui vont suivre, je ne tiens pas à vous faire peur. Peut être à vous faire ouvrir les yeux sur certaines choses. Si la crise existe, elle n’est pas forcément source de séparation, au contraire, je suis pour que l’on répare ce qui doit l’être au plus vite avant d’arriver au point de rupture.

La crise des deux ans
Pourquoi deux ans ? J’ai remarqué qu’autour de nous énormément de couples sont « en crise » à cette période. Souvent cette crise se fait ressentir un peu plus quand le premier marmotton commence à gambader.
Il est difficile de passer du statut de « couple » sans enfant, à celui de « parents », mais on ne le sait pas avant de passer ce cap. Surtout que lorsque l’on croise des amis qui sont en crise, forcément ils ne nous le montreront pas (et on fera pareil lorsque la crise sera chez nous). C’est souvent un désir d’avoir ce premier enfant qui nous liera à jamais, on entend souvent « NOUS le désirions tellement », oui, le « NOUS » est important, mais est-il réel ? Peut-on savoir si notre partenaire en a tout autant envie que nous ? Et même si c’est le cas, serons nous prêt à être « PARENTS » tout en restant amants/amis/confidents…
Le déni
Au début on se cache derrière des « il est tout mignon », « qu’il grandit bien », ou des « regarde comme il te ressemble, chiant comme toi » et on se rassure avec les « vous êtes de bons parents » ou les « vous formez une belle famille » qu’un ami lance niaisement, mais par la suite parfois on commence à voir que l’on n’est plus sur la même longueur d’onde. On ne s’en rend pas compte forcément, ou on ne veut pas s’en rendre compte mais les changements sont bien là.
Les engueulades sont permanentes, pour tout, pour rien. Mais on s’aime. Elle feignasse devant la TV, il ne prend plus soin de lui, elle ne fait plus le ménage, il rentre du boulot toujours trop tard, elle ne fait QUE garder le petit à la maison alors que JE bosse moi, il ne me regarde plus comme avant, elle ne se maquille plus, il ne fait plus de sport et ça commence à ce voir… enfin vous voyez le principe ? Les petits reproches classiques.
Mais ne vous inquiétez pas, on a inventé un mot tout bête pour englober tout ça : LA ROUTINE.
Votre couple part en sucette ? Vous en faites pas c’est normal, c’est la routine.
Nous ne faisons plus l’amour
Parfois, souvent, dans certains de ces couples, le désir de l’un a disparu. Et après une tentative échouée, puis une autre, puis encore une autre, l’autre partenaire commence à se poser des questions. Pourquoi ? Evidemment la routine… puis on a eut un enfant, et le boulot… ça ira mieux après, d’ici 15 ou 20 ans peut être que le désir reviendra.
Et un jour même, un des partenaires, ça peut être aussi bien l’homme que la femme, tape sur Google « nous ne faisons plus l’amour » ou tout autre dérivé similaire qui l’enverra immédiatement dans les tréfonds du web, j’ai nommé : Doctissimo.
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Parlons en deux minutes. Le sujet doit revenir toutes les semaines et les participants de ces conversations passent leur temps avec des « ten fais pas sa va revenir, lèsse lui ltemps ». Je pense que ces personnes prennent un malin plaisir à encourager la détresse, tout en écrivant super mal !
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Et un jour pire… un des deux partenaires aura envie d’une tiers personne, envie qui se confirmera en allant jusqu’à l’acte, ou pas. Et on continuera à s’enfoncer toujours plus bas.
Aux différentes étapes de cette descente aux enfers en tandem, il y aura toujours dans leurs petites têtes des arguments qui les rassureront. « Elle trouve mon pote super charmant et ils s’envoient des SMS tous les jours ? C’est sans doute normal, elle a besoin de se confier. Puis c’est mon pote quoi… ».
C’est fou comme on peut déposer un joli voile obscur sur nos yeux afin d’éviter de voir ce qui nous dérange.
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Pourquoi pointer spécifiquement les divergences du couple au niveau de la sexualité alors qu’il y a des tas d’autres possibilités ? Tout simplement parce que le sexe est souvent tabou. On en parle plus difficilement à des amis, on s’enfonce en silence. (sans mauvais jeu de mot)
Il y a la personne qui te dira « ca fait deux ans qu’on a rien fait » d’un air naturel et qui ne se sera même pas posée la question. Elle aura évincé ça de sa vie petit à petit mais par contre elle se sentira parfois attiré par d’autres.
Il y a celle qui te dira « Oui, oui on le fait de temps en temps. Bon là c’est vrai que ça fait bien deux… trois mois, oui enfin vers là ».
Celle qui te dira « Oh, on le fait de temps en temps pour lui faire plaisir ».
Et des exemples il peut y en avoir encore des tas…
Il faut savoir que la sexualité change, souvent, après avoir eut son premier enfant. Il y a pas mal d’études psychologiques sur le sujet : un exemple simple « le désir de grossesse », la personne fera l’amour « uniquement » pour avoir un enfant (sans se l’avouer hein); une fois la grossesse passée… autant vous dire qu’elle ne s’y remettra pas avant un moment.
Comment sortir de là ?
Il y a forcément des possibilités pour ne pas en arriver là. Toutes à base du dialogue (on évitera la solution : éliminer son conjoint, celle-ci n’étant toujours pas légale)
- La communication : Ça semble évident mais ce n’est pas forcément facile d’établir un dialogue quand le couple vacille un peu trop. Et pourtant c’est la base de tout. S’il n’y a pas de « rupture de communication » on commencera par là. Les deux partenaires devront prendre conscience de la situation, tout en sachant qu’il y en a toujours un qui diminuera « Mais non, c’est juste une mauvaise passe… la routine ».
- La psychanalyse : Cette solution est souvent très efficace, dans le sens ou elle donne des réponses. Pas forcément celles que l’on attend. Elle n’est pas évidente à mettre en place car les partenaires doivent être conscients tous les deux du mal-être du couple et doivent vouloir se sortir de là. Croyez-moi si vous hésitez, dans tous les cas elle vous sera bénéfique. Des solutions pourront être trouvées si jamais il y en a pour sauver votre couple et s’il y en a pas… vous le comprendrez et vous ne perdrez pas des mois et des années a douter, a vous poser des questions.
La séparation
Si cette étape doit arriver, elle arrivera. C’est une période difficile forcément. Elle est issue d’un long processus de doutes, de questions, de remises en question. Lorsqu’elle est prise elle est généralement irrévocable.
Et vous savez ce qui est le plus dur dans une séparation ? La « gestion » de votre enfant ? Le manque de l’autre partenaire ? Le déménagement ? Non… Le plus dur sera d’expliquer à la famille, aux amis, aux collègues de boulot que c’est terminé. Et d’entendre toujours les mêmes commentaire « Roooo c’est dommage, vous étiez si bien ensemble », des « Pauvré enfant », ou des « Elle n’était pas faite pour toi » qui à chaque fois vous donneront une envie de meurtre (que bien entendu on raisonnera).
Pour info dans ces cas là un : « Je comprends que c’est difficile, si tu as besoin de moi je suis là » suffira et réchauffera le cœur.
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Le nouveau départ
Si jamais une rupture est survenue, c’est difficile mais ce n’est pas une fatalité.
Comme le disait mon pote Socrate :
La chute n’est pas un échec. L’échec c’est de rester là où on est tombé.
On passera par des moments difficiles, la solitude… Et au fil du temps on se recentrera sur des points d’intérêts, son enfant, des activités, son travail parfois. Et au final, on arrivera à faire une chose que l’on aurait jamais cru pouvoir faire un jour « élever seul son enfant » tout en étant heureux. On en sera fier.
La vie reprendra son cours, avec de nouvelles rencontres, des sensations que l’on retrouvera, de nouvelles envies, de nouveaux échecs aussi. Mais on ne sera plus enfermé dans ce tourbillon qui mène à Doctissimo, on sera libre !
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Votre avis m’intéresse
Si vous êtes arrivé ici, d’abord merci. Vous comprendrez bien que l’enfant n’est pas une cause de rupture mais que c’est plutôt le changement de situation qui est souvent mal géré. Il m’est arrivé de voir des amis se déchirer et au final repartir de plus belle. Alors ne désespérez pas hein !!
Si vous en avez l’envie, je vous invite à déposer un commentaire, même anonyme, pour me dire si vous avez connu ça. Cet article me tiens particulièrement à coeur car j’ai vécu ce phénomène que je pensais isolé. Ma chérie l’a ensuite vécue aussi… puis plusieurs de mes amis ou même blogueurs. Bref, si on peut échanger sur le sujet, c’est avec plaisir.
Merciiii !!!!